J’ai récemment eu l’occasion de contribuer à un reportage de Radio-Canada portant sur le devenir des œuvres d’art lorsque les églises ferment ou changent de vocation. Ce sujet, encore peu connu du grand public, touche pourtant à des enjeux centraux en histoire de l’art et en patrimoine, particulièrement dans un contexte où les transformations du paysage religieux québécois s’accélèrent.
Dans l’entrevue, j’ai rappelé un constat récurrent de mon travail au Conseil du patrimoine religieux du Québec et de mes recherches doctorales : les biens mobiliers et les œuvres d’art figurent aujourd’hui parmi les éléments les plus vulnérables du patrimoine religieux. Statues, tableaux, objets liturgiques et ensembles mobiliers se retrouvent souvent sans solution de conservation durable, malgré leur valeur historique, artistique et identitaire.
J’ai également souligné l’importance de la mobilisation citoyenne, qui se manifeste par de nombreux appels et messages de personnes préoccupées par le sort d’œuvres menacées. Cet engagement témoigne d’un attachement profond à ce patrimoine, qui dépasse largement les appartenances confessionnelles. Le reportage met ainsi en lumière un moment charnière où une réflexion collective s’impose quant à ce que nous souhaitons préserver et transmettre.
Pour consulter le reportage, c’est par ici : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2214609/tableaux-statues-eglises-fermeture-avenir
